Des figurines du jeu Warhammer 40,000 exposées lors d'un tournoi à Northampton, au Royaume-Uni, le 27 février 2022. ( AFP / OLI SCARFF )
Games Workshop, connu pour ses célèbres figurines Warhammer, a publié mardi un bénéfice net annuel en hausse de 5%, à 206 millions de livres (241 millions d'euros), mais les revenus issus de l'exploitation de ses licences ont reculé et le dividende est en baisse.
Détentrice du célèbre univers Warhammer, décliné en figurines "fantasy" et jeux de plateau vendus dans le monde entier, l'entreprise est portée par sa rentabilité et un potentiel colossal, qui l'ont propulsée dans le club des sociétés les plus capitalisées du Royaume-Uni.
"Nos ambitions restent claires : fabriquer les meilleures figurines de fantasy au monde, mobiliser et inspirer nos clients, et vendre nos produits à l'échelle mondiale en réalisant un bénéfice", résume le groupe dans un communiqué.
"Nous entendons poursuivre cette mission indéfiniment. Nos décisions sont guidées par une vision de succès à long terme, et non par la recherche de gains à court terme", poursuit le groupe, entré en décembre 2024 sur l'indice vedette FTSE 100 de la Bourse de Londres.
Lors de son exercice annuel décalé, achevé fin mai, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de presque 7%, à 659,7 millions de livres.
Cependant, les licences accordées à d'autres entreprises pour utiliser ses univers, si elles ne représentent qu'une fraction de ce total, ont vu leurs revenus reculer de 37%, à 32,9 millions de livres. Ce repli était anticipé, le lancement du jeu "Space Marine 2" ayant dopé ces revenus l'année précédente.
Le groupe a aussi annoncé mardi un dividende annuel en recul de 6,7%. "Nous avons respecté notre principe consistant à restituer aux actionnaires les liquidités excédentaires", a indiqué l'entreprise, mais celles-ci avaient été dopées l'an dernier par les revenus de licences.
"Les conflits dans le monde augmentent les risques de perturbation de notre chaîne d'approvisionnement", mais "nous nous sommes assurés d'avoir sécurisé largement assez de plastique" pour l'exercice en cours, ajoute par ailleurs Games Workshop.
L'entreprise dit aussi avoir été touchée par les multiples rebondissements autour de la politique douanière américaine. Le groupe estime que celle-ci lui coûtera environ 13 millions de livres sur son exercice 2026-2027.
Le titre de Games Workshop reculait de plus de 2% à la Bourse de Londres mardi matin. Il reste en hausse de plus de 4% depuis le début de l'année.
Fondé en 1975 par trois passionnés, Games Workshop continue aujourd'hui de concevoir ses figurines à son siège de Nottingham, dans le centre de l'Angleterre.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer